L'aérodynamique effraie beaucoup de candidats, alors que le niveau exigé au BIA reste celui d'un élève de collège curieux. Retenez les quatre forces, le principe de la portance et trois pièges classiques : vous couvrirez l'essentiel du chapitre.
Les quatre forces en présence
En vol rectiligne stabilisé à vitesse constante, ces quatre forces s'équilibrent deux à deux : portance = poids et poussée = traînée. Cette phrase tombe presque mot pour mot dans les annales.
- Le poids : l'attraction terrestre, dirigée vers le bas.
- La portance : créée par les ailes, dirigée vers le haut.
- La poussée (ou traction) : fournie par le moteur et l'hélice, vers l'avant.
- La traînée : la résistance de l'air, vers l'arrière.
Comment une aile crée la portance
Le profil de l'aile, cambré au-dessus (l'extrados) et plus plat en dessous (l'intrados), accélère l'écoulement de l'air sur le dessus. Il en résulte une dépression au-dessus de l'aile qui « aspire » l'avion vers le haut : c'est l'effet Venturi, complété par la déviation du flux d'air vers le bas.
La portance augmente avec la vitesse, avec la surface de l'aile et avec l'angle d'incidence — l'angle entre la corde du profil et le vent relatif.
Le décrochage, piège préféré des examinateurs
Au-delà d'un certain angle d'incidence (environ 15 à 20°), l'écoulement se décolle de l'extrados : la portance s'effondre brutalement. C'est le décrochage — et attention : il ne dépend pas de la vitesse de l'avion seule, mais de l'angle d'incidence.
Un avion peut décrocher à toute vitesse et dans toute attitude si l'incidence critique est dépassée. Retenez cette formulation, elle élimine la moitié des mauvaises réponses du QCM.
Le rôle des volets
Les volets hypersustentateurs, situés au bord de fuite, augmentent la cambrure et la surface de l'aile : ils permettent de voler plus lentement au décollage et à l'atterrissage sans décrocher. Ne les confondez pas avec les ailerons (roulis) ni avec les spoilers, qui détruisent la portance.
Questions fréquentes
Faut-il connaître les formules de portance ?
Non, aucune formule n'est exigée au BIA. Il faut comprendre qualitativement de quels paramètres dépendent les forces, pas les calculer.
Passez de la théorie à l'entraînement
Cours complets, annales depuis 2004 et examens blancs de 60 questions chronométrés.
